Château de Vittel

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 Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais

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Visenya

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MessageSujet: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Mer 5 Déc - 23:37

Elle parcourait à cheval, au galop, les terres de Pompey, pour arriver au plus vite à Saizerais où elle entendait préparer l'arrivée de son frère, gravement malade. Sur son lit de souffrances, en pleine crise de délire et entre deux quintes de toux, il n'avait pu dire que ces mots: "Saizerais! Saizerais! Je ne serais en sécurité que là bas."

Ces paroles, dites avec l'accent de l'angoisse, avaient terriblement effrayé la virginale benjamine de la fratrie du prélat. Elle en avait même pleuré, et devant le mutisme de son noble frère, avait supplié le père Aristokolès de lui expliqué ce qu'il voulait dire, et en quoi il serait plus en sécurité à Saizerais qu'à Nevers. Et d'ailleurs, pourquoi plus en sécurité à Saizerais que partout ailleurs? Les circonstances de la venue à Nevers de Monseigneur Aegon lui revinrent en mémoire: c'était juste après sa démission du Conseil ducal de Bourgogne, pour raisons de santé quoique beaucoup soupçonnassent qu'il y ai plus à cela que l'état physique du Porte-Parole et Vice-Chambellan de Bourgogne qui avait toujours eu pour habitude de surmonter ses souffrances pour le service de son pays ou de la Sainte Eglise.

Mais le sire d'Arpenans avait refusé de l'éclairer, soutenant seulement qu'il était sage que Monseigneur quitte les alentours de Dijon et se place sous la protection du prince Charlemagne, ou mieux, sous celle de sa suzeraine, la duchesse de Pompey. Quelques heures plus tard, alors qu'elle essayait de raisonner le prélat, il lui confia ces mots terrifiants: "J'ai de l'Amitié pour le prince Charlemagne, mais je dois être près de ma marraine, et non sur les terres de son ennemi, pour mes dernières heures. Ou pour les retarder. Ah, je ne veux pas rester en Bourgogne!"

Après avoir encore beaucoup pleuré, la jeune femme avait décidé d'accéder aux lubies de son frère qu'elle espérait n'être que le produit d'une imagination délirante sous l'effet de la maladie. Elle avait envoyé son lecteur de grec, ami et chaperon Narsès, que son frère aimait bien, en avant pour qu'il prépare le château à accueillir le convalescent.


Dernière édition par Visenya le Jeu 6 Déc - 1:46, édité 1 fois
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Narsès

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MessageSujet: Re: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Jeu 6 Déc - 0:54

Narsès Anastase Papadopoulos, lecteur de grec apprécié de Monseigneur pour ses connaissances dogmatiques, avait été envoyé par celui-ci plusieurs mois avant pour participer à l'instruction religieuse de la jeune Visenya. De même âge, ils s'étaient très vites pris d'amitié l'un pour l'autre, et il ne la quittait presque jamais. Il l'avait accompagné en Bourgogne lorsqu'elle avait décidé de quitter la Savoie, et vivait dans la maison de son élève et amie à Nevers, où il s'occupait, notamment, de ses cultures de maïs.

Il avait vu l'état très alarmant de Monseigneur Aegon, qui souffrait de graves blessures reçues, d'après sa soeur, en Lorraine. Il avait vu la terreur de la jeune femme, les caprices du prélat délirant et constaté le silence cruel du père Aristokolès fasse aux questions de Visenya. Il avait tenté de la dissuader d'amener Monseigneur à Saizerais, arguant de la longueur du voyage et des dangers de déplacer un si grand malade. Il s'y connaissait quelque peu, du reste, en sciences médicales pour avoir lu quelques ouvrages là dessus en Grèce. Il tenait que les frayeurs de Monseigneur n'étaient que fables dues à la maladie, et qu'il était inconcevable qu'un prélat put craindre pour sa vie en Bourgogne.

Il avait été intrigué, bien sûr, par le départ subit du Porte-Parole du Conseil ducal, et les circonstances en étaient en effet très troubles, d'autant que le père Aristokolès se refusait à en parler avec la jeune Valyria. Finalement, les suppliques de cette dernière avaient eu raison de ses scrupules savants, et il avait accepté d'aller mettre en ordre le château pour y accueillir les deux Valyrias. Prenant la direction des varlets du seigneur de Saizerais, il avait fait aérer toutes les pièces, fait venir des draps de Chalon et fait disposé des bouquets de lavande partout, car il était connu que Monseigneur croyait dur comme fer à leurs propriétés bienfaisantes sur ses affections.

Dans tous les âtres brûlait des feux allant bon train, car il fallait chauffer le château qui menaçait d'être glacial avec les pluies qui tombaient sur le pays de Pompey. Le mobilier ne changeait pas beaucoup, si ce n'est qu'on avait placé de grands crucifix dans chaque pièce, et en particulier dans la chambre du malade, avec ses coffres et ses livres ainsi que ses divers habits de recteur, forts riches et frappés de chrismes d'or. Tous les rideaux avaient été changés, suite à un caprice supplémentaire du malade: on les avait fait de drap épais et violet très sombre, pour qu'y voit point au travers.

Lors que Narsès guettait à une des plus hautes fenêtres du castel, demeure très confortable et moderne, très différente d'une forteresse, il aperçut la cavalière et la reconnu à sa chevelure blonde. En quelques instants, il fut aux grilles, à temps pour l'accueillir.


Ah, mademoiselle de Valyria, vous voilà trempée! Venez vite à l'intérieur, nous avons fait du feu, et vous pourrez vous changer dans vos appartements.
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Visenya

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MessageSujet: Re: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Jeu 6 Déc - 1:19

Tandis qu'elle chevauchait, approchant de la belle bâtisse seigneuriale dont elle voyait l'élégance et la tranquillité, même sous une pluie drue, pour la première fois, la Valyria songea aux représentations de Narsès qui insistaient pour que Eg, comme elle appelait son frère, reste à Nevers. Il soutenait que le prélat n'avait rien à craindre, et que s'il avait quelque motif d'inquiétude, la douleur et la maladie avaient du les lui rendre si énormes qu'il exagérait grandement les dangers auxquels il eut put avoir à faire face. Qui, en effet, pourraient vouloir du mal à un être si pacifique, si bienveillant, que Monseigneur Aegon, un prélat de l'Eglise aristotélicienne, ancien bourgmestre révéré de la ville où il était désormais vicaire, et ancien chambellan de trois gouvernements de Bourgogne? Comment penser qu'il eut fuit du Conseil pour un autre motif que la maladie, lui qui avait servit au prix de son sang son pays quand il était encore ambassadeur?

Eg lui avait souvent conté cette fameuse bataille sous les murs de la cité de Vaudemont, lorsque l'armée du baron de Forbach avait effectué un mouvement aussi audacieux que désespéré pour barre la route de Nancy au criminel Thoros et à son ost, le sang, les tueries, l'acier, et finalement la trahison de la duchesse de Lorraine. Il lui avait souvent dit, que les malheurs qui l'avaient frappé étaient la Volonté du Très-Haut, et que cette bataille était l'évènement déclencheur de sa vie, une renaissance. C'est à la suite de ses blessures qu'il avait commencé une pastorale, s'était fait baptisé, et s'était lié d'amitié avec la duchesse de Pompey qu'il avait en quasi adoration. Il se plaisait à plaisanter en disant: "Eh bien, ma douce, n'était-ce point bel et bon que je sois percé comme boudin en assiette? Sans cela, je ne serais point ni prêtre, ni Chambellan, ni seigneur de Saizerais. Croyez m'en, ma gentille, les desseins du Créateur sont parfois d'une limpidité inexplicable. Qui contesterait que les évènements ne m'ont pas clairement indiqués que je devais prêter loyauté à la duchesse Jade, et que je devais servir Celui qui nous a donné l'âme en ce monde où Il me laisse en sursis?"

Mais voilà que devant elle, aux grilles du château, se tenait Narsès, justement. Le brave homme avait sans doute eut beaucoup à faire, et s'était montré, malgré quelques colères de sa part contre celui qui contestait les projets de son frère, d'une loyauté inébranlable. Saisie d'une émotion entre la joie et la douleur en le voyant là, l'attendant sous la pluie, elle arrêta son cheval à quelques pas, et sauta à terre avant de le saisir dans ses bars.


Narsès, mon ami! Comme je suis malheureuse, je ne comprends pas ce qu'il se passe. Chassant une larme remplacée par un filet de pluie de sa joue tout en écartant sa blonde chevelure de son visage trempé, elle hocha négativement de la tête.

Non, la voiture de Monseigneur me suit de moins d'une lieue. Va rentrer ma monture, j'attendrais ici, je suis déjà trempée et il est inutile de souiller un autre vêtement.
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Narsès

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MessageSujet: Re: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Jeu 6 Déc - 1:45

Une lame invisible perça le coeur du jeune Grec - enfin, du jeune homme d'ascendance grecque et qui ne lisait que le grec antique - quand il reconnut, malgré la pluie, une larme sur les douces jours de Visenya. Il en était d'autant plus affecté qu'il comprenait parfaitement ce qu'elle voulait dire. Autrefois affable, souriant et déférant avec tout son entourage et même les inconnus, Monseigneur Aegon avait complètement changé depuis sa démission du Conseil de Bourgogne. Avant cet évènement si mystérieux, il avait plaisir à dire que sa vie était simple, que son chemin était tracé devant lui par l'Action divine, et qu'il était évident qu'il se trouvait là où il devait être.

Mais ces derniers temps, il avait complètement changé, passant de l'amabilité à l'irritation colérique en quelques secondes. Un moment paternel et souriant, il pouvait l'instant suivant entrer dans des colères qui frappaient ses intimes de perplexité. Plus rien ne semblait ni clair, ni bon, à Monseigneur, qui en effet n'était plus à sa place. Démissionner, cela était tellement extraordinaire, si saugrenu, pour qui connaissait la force de conviction du prélat et son habituelle sérénité. Il doutait de tout, ne savait plus que manger, changeait d'avis sur l'ordre des plats, des vins, des lectures, des plans à venir. Une seule idée l'avait prise avec assez de clarté pour qu'il s'y tienne absolument: venir à Saizerais.

Lubie d'un malade délirant et peut-être mourant, se disait le jeune homme attaché au service des Valyria par des liens connus seuls de Moneigneur Aegon et lui-même, sans en dire un mot, bien sûr.

Hochant avec compassion la tête, après avoir étreint sa douce amie, il conduisit, tête basse, le cheval aux écuries. Il savait qu'il n'était bon à rien de raisonner Visenya. La jeune femme était faite d'un métal particulier: à la fois douce et charmante, elle était néanmoins ferme et inflexible. Un dernier regard au visage de son amie, qui prenait un air familier de détermination et de bravade avec une dose de hauteur, et il s'en fut.
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Aegon
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MessageSujet: Re: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Jeu 6 Déc - 5:12

Quelques minutes plus tard, le seigneur des lieux parût, comme une ombre dans la pluie, sous la forme d'une lourde et lente voiture de bois, fermé des quatre côtés et sans ouverture. Aucune marque ne venait renseigner sur l'identité de l'équipage, mais on voyait qu'il ne pouvait contenir qu'un précieux chargement, car il était gardé par pas moins de six cavaliers.

Ces cavaliers étaient des Confrères de l'Ordre de Sainct Thomas, habillés de maille et d'acier, sans aucune marque distinctive, car le prélat avait voulu l'incognito sur les routes. En effet, il était su de quelques uns qu'il se rendait en Lorraine, et il ne voulut pas laisser l'opportunité à une possible mésaventure de se produire.

Dans la voiture, il serrait les dents, touillant de sombres pensées d'un air boudeur et irrité. Chaque cahot de la route lui semblait arracher les entrailles, mais il endurait. Bientôt, il serait à Saizerais, chez lui, en sécurité. Là, dans son domaine, il pourrait ordonner et être obéi comme il le voulait. Il était le maître, le maître des lieux, le maître des circonstances. Et puis, le pays de Pompey était éloigné de la Bourgogne, et c'est cela qu'il voulait précisément, avant tout: mettre autant de distance qu'il le pouvait entre lui et Dijon. Nevers n'allait point; certes, il était dans le pays nuvernais de Son Altesse le Prince Charlemagne von Frayner-Castelmaure, pour lequel il s'était pris d'une sympathie vive et soudaine; certes, Nevers avait un évêque et l'Eglise pouvait étendre sa chape protectrice sur sa tête. Mais Nevers était un port fréquenté, abritant une cour brillante et donc une multitude de courtisans, donc de possibles intrigues. Les intrigues, les complots, il ne les supportaient plus; oh, lui-même avait quelques ambitions, des projets, mais jamais il ne se laissait entraîner dans des querelles viles et des manœuvres infâmes.

Sa santé avait décliné après la mort du recteur thomiste, il le voyait clairement à présent. C'était là l'élément originel des troubles qui s'ensuivirent. La mort de Monseigneur Jerem et les circonstances entourant celle-ci. Oui, là s'était mis en route un mécanisme sombre et insaisissable dont l'ampleur lui échappait, qu'il ne comprenait pas tout à fait, mais dont il sentait qu'il allait le broyer. Ce mécanisme était la raison de sa fuite, de ses démissions, de ses colères et de son désespoir. Et là, dans sa voiture, le prélat presque mourant ruminait tout ce mois passé au Conseil ducal bourguignon, les débats tenus, les propos échangés, les passant au crible de sa raison compromise par la maladie, et qui lui présentait avec une énormité excessive l'aliment de ses terreurs.

Car oui, Aegon savait qu'il insistait sur des circonstances, qui, prisent chacune à part, pourraient passer pour n'avoir aucun lien les unes aux autres. Mais il était convaincu que maintenant qu'il s'était retiré de la cour, il voyait les choses plus clairement, et que la douleur lui faisait voir les choses plus limpides encore. Au reste, qui eu connu ces circonstances, eu certainement partagé au moins une partie des craintes du prélat.

Le seigneur de Saizerais en était là de ses pensées lorsqu'on frappa à la porte de sa voiture. Tressaillant à ce son, Aegon fut quelques instants avant de réagir, puis demanda d'une voix hésitante:
Qu'y a-t-il? Somme-nous à Saizerais?

Sur une réponse affirmative, il tira les verrous de la porte, qui se trouvait à l'arrière de cette sorte de carriole blindée. Il était allongé dans un tas de fourrures, et avait voyagé ainsi, les amassant autour et sur lui de temps à autres, les rejetant loin à d'autres. Seul une chandelle faiblarde éclairait l'intérieur du transport. Trop faible pour se lever, il réclama sa chaise, qu'on lui apporta, et qui était une chaise à porteur en bois frappé sur le dossier intérieur d'un large chrisme. Les Confrères le placèrent à l'intérieur, tout en le couvrant de la pluie par des fourrures, et quatre d'entre eux se saisirent des bras porteurs pour mouvoir Monseigneur.

Alors il aperçut sa sœur, qui venait à lui car on l'avait laissé aux grilles en arrêtant l'équipage devant la bâtisse seigneuriale même. Faisant signe que l'on s'arrête, il prit le parti d'attendre là, et laissa son regard vagabonder sur ses possessions. Son œil se posa avec irritation sur les grilles du domaine, puis sur le château lui-même, enfin sur les arbres et les bosquets qui formaient le jardin tout autour.


Pas de murs... Cela ne va pas, je corrigerais cela... Puis, tournant sa tête pâle aux cheveux défaits sous sa barrette abbatiale de soie blanche vers un des Confrères. Vous ferez faire des patrouilles autour du château, et irez au village de Saizerais dire que leur seigneur recrute des gardes à son service. Ce château n'est pas fortifié, il faut qu'il soit d'autant mieux gardé.

Sur ces pensées martiales vinrent se greffer d'autres du même genre, d'habitudes si étrangères à son esprit, et il en apparut d'autant plus contrarié.
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Visenya

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MessageSujet: Re: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Jeu 6 Déc - 20:21

L'attelage lui était passé devant, elle soeur aimante attendant sous la pluie d'accueillir son frère, sans s'arrêter. Mais il était trop vrai que son frère ne lui avait pas adressé la parole de tout le voyage, cloîtré dans son étrange et gros véhicule. Elle prit sur elle, et alla en marchant jusqu'à la demeure, apercevant Aegon qu'on sortait sur sa chaise.

A mesure qu'elle approchait, elle fut saisie d'une appréhension poignante. Ce visage irrité du prélat n'annonçait rien de bon. Entendant les derniers mots prononcés par son frère, elle l'aborda ainsi:


Mais, mon frère, six Confrères ne sont-ils pas suffisants pour nous garder? Et puis, notre frère Aerys et notre cousin Baelon ont souhaité suivre le métier des armes; ne peuvent-ils nous rejoindre?

Allons, rentrons. Narsès a fait faire du feu.


Et elle guida le petit groupe de quatre porteurs et un prélat dans la demeure.
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Aegon
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MessageSujet: Re: Monseigneur Aegon se réfugie à Saizerais   Ven 7 Déc - 1:59

Quoique sa jeune soeur fut touchante, ainsi trempée sous la pluie, et que le prélat sentit comme il était à blâmer de l'avoir laisser faire toute la route à cheval, au lieu de la faire monter dans sa voiture, tant il était absorbé dans ses pensées, il ne put se retenir de déverser sur elle le flot d'irritation qui montait en lui.

Agitant la main d'un air qui disait: "Cela est si sot qu'il est extraordinaire que je consente à répondre", il répondit pourtant:


Mais que savez-vous de ces affaires? Quant à Baelon et Aerys, vous savez fort bien qu'il ne peuvent quitter la Bourgogne. Si vous n'écoutez rien de ce que je vous dit, veuillez au moins avoir l'obligeance de vous taire.

Se radoucissant, il hocha la tête au désir de l'ingénue d'entrer dans la demeure.
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