Château de Vittel

Domaines des Von Frayner de Sparte
 
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 Parce que c'est toi

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Jade
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MessageSujet: Parce que c'est toi   Mer 14 Nov - 5:05

[Appartements Ducaux, au petit jour]

Citation :
Si tu crois un jour qu'je t'laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N'aie pas peur je saurais bien
Faire la différence

Si tu crains un jour qu'je t'laisserai fâner
La fin de l'été, un mauvais cap à passer
N'aie pas peur personne d'autre n'pourrait
Si facilement te remplacer
*

Le jour se levait, faible éclaircie annonciatrice de promesses qui « de l’aube claire jusqu’à la fin du jour » **, se voulait pour les jeunes mariés le début d’un moment de bonheur. Éveillée entre les bras de son époux, un doux baiser fut apposé sur les lèvres aimées, et blottie au chaud sous les draps mais surtout contre Ezequiel, Jade se mit à réfléchir rapidement à divers projets.

L’été avait cédé sa place à l’automne et celui-ci tirait même à sa fin. Leur mariage avait eu lieu, évènement heureux, marquant pour les deux amoureux, comblés de tant de bonheur. Chaque jour apportait son lot de joie, la flamboyante rousse cherchant à aider son mari à s’établir en Lorraine du mieux qu’elle pouvait. C’était parfois la visite d’une ville, des jardins, une partie de chasse, enfin tout ce qui pouvait apporter distraction et plaisir, un bonheur à partager. Ce matin-là, la jeune femme avait envie de chevaucher.


Te souviens-tu de la première fois où nous nous sommes vus mon aimé ? Toi sur Marques, moi sur Tornade… Nous avions été irrémédiablement attirés l’un vers l’autre ? Que dirais-tu de faire une balade en forêt en souvenir de ce jour béni ? Je te montrerais une autre partie du domaine…

Le regard se fit tendre, la voix douce, et sa main replaça avec délicatesse une mèche de cheveux, guettant un acquiescement à sa demande. Les prunelles azurs détaillaient le visage aimé, il était son époux, unis à jamais par les liens du Très-Haut, et une bouffée d’amour envahit la jeune femme… Ezequiel avait pensé son cœur meurtri suite à son veuvage, il l’aimait inconditionnellement, elle et les enfants, il ne voulait que son bonheur… oh, comme elle l’aimait!


[Forêt, le matin]

Citation :
Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c'est toi le seul à qui je peux dire
Qu'avec toi je n'ai plus peur de vieillir

Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que j'avoue j'suis pas non plus tentée
D'rester seule dans un monde insensé
*

Sur sa Tornade, l’air frais de novembre sur son visage, Jade se sentait revitalisée! D’un geste, elle montrait divers points d’intérêt à son bien-aimé, riant, s’amusant, piquant parfois un galop impromptu pour qu’il la poursuive, ralentissant ensuite pour reprendre leur balade. La journée était idéale, le soleil éclairait ce froid matin et l’on pouvait voir les vapeurs exhalées des montures.

Faisons une pause mon cœur, le veux-tu ? J’ai envie de marcher près de la rivière

Elle tendit les bras, attendit qu’il l’aide à descendre de sa jument, posant la main sur son bras, pour faire quelques pas. Désormais elle ne se sentait plus seule, protégée, choyée par Ezequiel étaient plutôt les mots adéquats. La famille de feu son mari la harcelait constamment, croyaient-ils donc la faire craquer ? Ils connaissaient mal la Sparte. Elle détestait les vautours, les gens cupides et les jaloux, la rousse n’avait pas oublié que aucun Von Frayner n’était présent aux funérailles de Mun et Flavien, que certains avaient essayé de se faire placer sur le testament de Flavien pour assurer la gestion des terres de Vittel et Blâmont tout en se foutant royalement des héritiers, enfants qui étaient quasi reniés de part le fait qu’ils portaient le nom de Sparte en complément, pauvres petits qui se voyaient privés de justice dont certains se prétendaient le flambeau mais qui, faisait passe-droit sur passe-droit à leurs détriments. Jade n’était plus seule dans ce monde insensé… Elle avait un compagnon adorable et aimant avec lequel elle ses jours seraient comblés … jusqu’à son dernier souffle.


* Parce que c'est toi (Axelle Red)
** La chanson des vieux amants (Jacques Brel)

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Ezequiel.A.Joaquin
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Sam 17 Nov - 8:56

[Appartements ducaux, petit matin]

[« Baiser ! Rose trémière au jardin des caresses
Vif accompagnement sur le clavier des dents
Des doux refrains qu'Amour chante en les cœurs ardents
Avec sa voix d'archange aux langueurs charmeresses !


Sonore et gracieux Baiser, divin Baiser !
Volupté non pareille, ivresse inénarrable !
Salut ! l'homme, penché sur ta coupe adorable,
S'y grise d'un bonheur qu'il ne sait épuiser.»] - Paul Verlaine




Si l’heure était au triomphe d’Hélios sur Nyx dans le combat éternel et régulier du cours du temps, si les primes lueurs de l’aube transperçaient de quelques rayons dardées la voûte bleutée et rosie de la défaite nocturne en attendant la manche suivante, au crépuscule, c’est bien le Soleil qui s’éveilla, lorsque Jade ouvrit les yeux.

Encore endormi, l’Ibère nourrissait de paisibles rêves au creux des draps chauds, sa Flamboyante déposée contre son torse qui, contrairement aux mœurs habituelles en cette époque, demeurait invariablement découvert de tout vêtement la nuit. Sa petite femme chérie n’était pas étrangère à la chaleur de la couche, tant elle irradiait, en toutes circonstances, cette aura, ce parfum, ce tout de chaleur et d’ivresse qui à eux seuls constituaient le plus délicieux des conforts. Elle était merveilleuse, en tous points, et leur mariage, bien qu’il fût récent, surpassait en toutes choses tout ce que l’Espagnol avait pu connaître jusqu’alors ; jamais ne nourrirait-il le moindre regret, la moindre incertitude à propos de leur union. Indubitablement, l’hyménée était la plus exquise expérience de sa vie.

Le baiser eut le paradoxe de l’éveiller tout en lui donnant l’impression de demeurer dans un cocon encore plus douillet ; c’est tout naturellement que ses lèvres s’étirèrent en un sourire épanoui et que la main posée au flanc de Jade y imprima une légère pression caressante. La voix encore empreinte de sommeil, il murmura un « bonjour » doux et tendre, et ouvrit un œil pour la contempler. Le deuxième suivit évidemment devant tant de beauté, et ses prunelles rencontrèrent les siennes comme il l’écoutait. Quant elle eut fini, il répondit à son tour :


- Comme si c’était hier… Et comme si c’était le premier jour de ma vie… Cette chevauchée est une excellente idée, mon ange mais…

Il se tourna lentement vers elle, de façon à pouvoir glisser de suaves baisers le long de sa mâchoire, et murmurer à son oreille :

- Que dirais-tu de commencer par une, moins équine, mais tout aussi enivrante ?

Regard à la fois tendre, aimant et malicieux à sa belle, il éclata de rire ; advienne que pourrait.


[Forêt, matinée]

[Allez viens, j't'emmène au vent…]

Montant Marqués, certainement aussi fougueux que lui, tantôt suivant les explications de sa douce, s’arrangeant toujours pour saisir avec tendresse la main avec laquelle elle désignait tel ou tel élément afin d’y déposer un galant baiser, tantôt lui donnant la chasse, non sans à la fois s’en amuser et se souvenir de leur première chevauchée sur le domaine.

A l’exquise demande il répondit d’un sourire, et mit pied à terre avec aisance, pour l’aider à elle-même descendre de monture. Ci-fait, il posa sa main sur celle qu’elle avait déposée à l’avant-bras masculin, et la couva d’un regard tendre.


- Je serai toujours là pour te prêter mes bras, tu le sais ? Pour descendre de monture, pour y appuyer ta main, pour t’y réfugier, pour t’y blottir. Je t’aime plus que ma vie, Jade. Ce domaine est riche de surprises et trésors cachés ; il te ressemble, en cela, sabes ?

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Jade
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Lun 19 Nov - 3:10

[Toujours la forêt, toujours le matin]

Citation :
Si tu crois un jour q'tout est à refaire
Qu'il faut changer; on était si bien naguère
N'aie pas peur je n'veux pas tout compliquer
Pourquoi s'fatiguer

Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par cœur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps

Qui m'disent encore
Parce que nous c'est fort
Parce que c'est toi j'oserais tout affronter
Et c'est toi à qui j'pourrais pardonner
*

Sa main fut recouverte par la sienne, un sourire apparut sur son joli minois à ses paroles. Ezequiel la devinait, la comprenait, la soutenait en tout point, il avait le don de reconnaître ses expressions, de s’inquiéter de ses émotions et la jeune femme ne lui en était que plus reconnaissante, se voyant comblée en tout point. Certes il était clair qu’il serait présent à tout moment et que son amour était indéfectible.

Surprises ? Tu ne saurais être plus exact mon aimé… Trésors cachés ? Serais-tu devin ?

Un air malicieux se dessina sur le visage de la flamboyante rousse, ses yeux ne pouvaient mentir ni la joie qui en émanait. L’astre du jour perçait à travers les arbres dénudés de leur parure après l’avoir obligeamment offerte au sol pour le recouvrir d’un doux tapis de feuilles mortes. L’air frais avait rosi ses joues et Jade retira lentement sa main afin d’enlever ses gants, protection obligatoire des belles dames lorsqu’elles chevauchaient, et de ses doigts ainsi découverts, caressa avec tendresse la joue masculine, virile. Elle connaissait chaque trait de son visage, chaque expression, chaque regard malicieux, même ce petit reflet doré qui y apparaissait quand il était particulièrement heureux. Le moment lui paraissait idéal mais la jeune femme hésitait, la lueur parut-elle dans ses prunelles ?

Sa main se reposa sur son avant-bras avec une infinie délicatesse, son visage se montra préoccupé, se mordillant la lèvre inférieure en se demandant comment elle pourrait aborder ce qu’elle souhaitait lui dire. Ses pas empruntèrent le sentier qui menait à la rivière et pendant de longues minutes, la Sparte resta là, immobile, observatrice, plongée dans ses pensées, déglutissant difficilement. Ses doigts cherchèrent les siens, s’y entrelaçant avec tendresse, s’apprêtant à se lancer, se retenant, ouvrant la bouche pour la refermer après un vague soupir, le souffle court, la rouquine parvint à murmurer.


J'aimerais te parler de quelque chose mon chéri...


* Parce que c'est toi (Axelle Red)

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Ezequiel.A.Joaquin
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Sam 24 Nov - 14:26

[Même forêt, même matin ; où qu’elle soit, il est]



Le sourire qu’elle affichait, la façon dont ses lèvres s’étiraient à l’occasion, c’était ça, la définition du bonheur, à un Ezequiel amoureux, et comblé. La voir sourire, l’entendre rire, même lorsqu’elle pestait ou s’agaçait, elle atteignait directement son cœur, et l’emplissait du sentiment impérieux de la protéger, de la couver, de la tenir entre ses bras.

A sa réponse, qu’il ne comprit sans doute pas tant elle lui semblait mystérieuse, il sourit, et déposa un baiser à la commissure de ses lèvres. Elle irradiait de ce regard de malice, de cette petite flamme qui luisait, visible, au creux de ses prunelles. L’air frais, le bruissement des feuilles pas encore assez froides pour craquer sous leurs pas mais glissantes sans doute d’humidité, le rendaient quelque peu soucieux, malgré la beauté de l’endroit, et il surveillait qu’elle ne tombe pas ; l’un de ses pieds si délicats ne saurait subir les outrages d’une traîtrise du sol. Pour ne pas qu’elle ait froid, il ôta sa veste de monte, et la disposa sur ses épaules, alors qu’elle caressait sa joue, sa main dégantée.

La douceur de la caresse n’aurait rien dû au tissu ; c’est bien sa main, au contraire, qui réchauffait sa peau, qu’elle soit couverte ou non en toutes circonstances, qui se posait à l’instant sur cette légère barbe douce qu’il laissait, depuis quelques joues, habiller sa joue.

Leurs yeux se fondirent en un partage silencieux, amoureux et tendre, et il put y lire avec perplexité que quelque chose s’y passait ; le léger mordillement de ses lèvres ne s’en ajouta que davantage, pour lui témoigner une certaine appréhension. Ici ? Avec lui ? Etait-ce les charges, était-ce une adversaire ? Quelque chose n’allait-il pas ? Inquiet, il la suivit en silence, l’accompagna plutôt, bras offert à son avancée. Elle avait envie de lui dire quelque chose, de lui annoncer une nouvelle importante, mais le taisait finalement ; les yeux tantôt à ses yeux, tantôt surveillant le sol couvert de feuilles, il se tenait, patient, auprès d’elle, et tentait de la rassurer en serrant doucement ses doigts au creux des siens.

Lorsqu’elle stoppa leur promenade, il glissa dans son dos, et l’entoura de ses bras, avec tendresse. Il déposa son menton à son épaule ; c’était ça, être un couple : regarder tous deux dans la même direction.

Et le silence fut rompu. Pour l’encourager à continuer, il apposa ses mains sur son ventre, à plat, et déposa un baiser au creux de son cou, avant de murmurer :


- Dis-moi ce qui te tracasse, mon ange. Je suis là.
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Sam 24 Nov - 21:20

[près de la rivière]

Citation :
Parce que c'est toi
Rien que pour ça
Parce que c'est toi j'voudrais un jour un enfant
Et non pas parce que c'est le moment

Parce que c'est toi
Je veux te voir dedans
J'verrais dans ses yeux tous ces petits défauts
Parce que parfait n'est plus mon créneau
*

Le temps avait suspendu sa course, lovés ainsi, les bras de son époux faisant rempart contre le monde, créant leur univers, unique, à leur couleur commune de tendresse infinie, sa veste toujours sur ses épaules comme s’il la couvrait encore davantage. Ce fut où il posa ses mains qui l’interpella, agissait-il d’instinct ? Se doutait-il de quoi que ce soit ? Sa protection semblait se prolonger, s’accentuant sur ce ventre qu’il avait rendu fécond si peu de temps après le mariage. Les battements de son cœur s’accélérèrent et les premiers bouleversements physiologiques et psychologiques l’affectant déjà, des larmes vinrent ourler ses cils, Jade n’était pas malheureuse, tout au contraire, mais entièrement et totalement bouleversée, voir chamboulée.

Elle savait bien que Ezequiel serait heureux, elle ne craignait pas une mauvaise réaction de sa part mais ignorait totalement comment lui annoncer ! La flamboyante Duchesse avait souvent le mot juste pour beaucoup de sujets mais quand il en venait à celui de la grossesse, elle avouait être peu douée. Elle se souvint de la façon dont elle avait annoncé sa première grossesse à Flavien, comme elle avait été torturée pour trouver les mots justes… se croyant souffrante atteint d’un quelque conque mal de l’estomac, elle avait finalement consulté un médicastre qui avait confirmé… une grossesse ! Et, maladroite, avait débuté ses explications sur ses symptômes, ce qui avait un peu affolé Flavien, du moins quelques courts instants. Pour Mathilde… elle lui annonça sur son lit de mort… Donc, niveau réussite des annonces, Jade aurait eu une note pitoyable.

La jeune femme posa ses mains sur les siennes, gardant cette position, qui, lui semblait convenir parfaitement pour une telle nouvelle. Son menton ainsi sur son épaule, elle pouvait humer son odeur qui lui plaisait tant, il dégageait un parfum légèrement vanillé et musqué qui le rendait encore plus désirable.


Je sais qu’il est tôt pour cela mi querido…

Nouvelle pause, elle butait encore, ne s’en sortirait-elle jamais ? Une de ses mains se posa à sa tempe pour la masser légèrement pendant la réflexion. Devait-elle lui dire dans sa langue ? Ce serait peut-être plus simple, quand il était ému, il y retournait invariablement. Ses doigts enroulèrent nerveusement une boucle de cheveux. Comment lui dire ? Un long préambule ou une phrase courte ? Le dire rapidement ne signifiait pas qu’elle expédiait, loin de là, cela évitait qu’il s’inquiète de la voir troublée mais il y avait aussi les mots et la manière qui importait… Certes, elle était inquiète aussi, deux fois elle avait failli laisser sa vie depuis la naissance de Mathilde et elle craignait cette grossesse après les nombreuses blessures. Mon Dieu ! C’était après tout une merveilleuse nouvelle ! Ses doigts quittèrent sa chevelure pour retourner aux mains de son époux et y entrelacer ses doigts alors qu’elle relevait légèrement la tête pour frotter sa joue doucement contre la sienne, murmurant ;

Espero… nuestro bébé mi amor…

La nouvelle était annoncée d’une voix douce, tendre, celle d’une épouse comblée qui souhaite partager une joie avec son époux, un moment de pur bonheur dans la vie d’un couple.


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Ezequiel.A.Joaquin
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Sam 1 Déc - 14:39

Sa petite femme au creux de ses bras musculeux, la couvant, la protégeant de tout et de chacun, en île, en rempart, en abri, l’instant a un goût d’éternité.

Soucieux, il notait sa gêne, son silence, cette façon dont elle prenait le temps pour lui annoncer quelque chose… Il priait, silencieusement, que la nouvelle ne soit pas un drame. Debout, là, les bras autour d’elle et les mains sur son ventre, jamais il n’aurait imaginé se tenir autrement ; quoi qu’elle lui apprenne, de terrible en irrémédiable, il serait là, il demeurerait tout près d’elle, pour la ménager dans la peine ou les difficultés.

Il picora son cou de petits baisers, pour l’encourager, mais surtout parce que la proximité de sa peau n’aurait pu l’éviter ; chaque once de son derme appelait ses baisers, en toutes circonstances. Le souci revint remplacer les certitudes comme elle rivait sa main à une tempe, pour la masser. Etait-elle souffrante ? Déos, non, pas la maladie, pas ce spectre qui le hantait depuis la mort de ses grands-parents et celle de sa mère, si récente – d’ailleurs, lui semblerait-elle un jour ancienne, cette plaie, alors qu’il en ressentait le manque chaque jour ? Enterrer ses parents, c’était une douleur à jamais vivace, à ses yeux.

Les doigts de sa femme à sa chevelure lui procurèrent un frisson délicieux et rassurant, et il ferma les yeux, occupé à respirer son parfum, jusqu’à ce qu’elle entame, se taise à nouveau, et repose ses mains aux siennes. Ces petites mains, aussi légères qu’un petit oiseau, pourtant aussi nécessaires que l’air qu’il respirait, pour vivre. Il noua ses doigts aux siens dans un même élan, et soupira d’aise, comme sa joue répondait à la sienne.

Et elle lui annonça. Et dans sa langue maternelle. Pas de confusion possible, alors que le français lui aurait sans doute fait répondre « je l’attends moi aussi, impatiemment… ». Non, pas de doute, sa femme était enceinte… enceinte !


[L’homme sur l’avenir
Met ses mains et fait un vœu]


La main à la fois entrelacée à la sienne, posée sur son ventre, son cœur fit un bond, et martela comme il ne savait soudain plus parler. Un bébé ! Un enfant, un petit… Leur petit ! Ils étaient bénis par le Très-Haut, bénis et choyés ! Tout n’était que bonheur, tout n’était que vie et félicité… Un enfant… Leur enfant ! Souriant, n’en revenant pas de joie, yeux perlant de fierté et de bonheur, il trépignait, là, dans son dos, et caressa son ventre de sa main libre, la serrant contre lui :

- ¡ Mi amada… Mi pequeña esposa querida… Jamás fui tan feliz ! ¡ Nuestro bebe, mi amor ! ¡ Nuestro bebe ! ¡ Te quiero, te quiero tanto!

Fou de joie, il quittait bientôt son dos pour lui faire face, et prendre ses mains dans les siennes, regard plongé à l’azur infini de ses yeux.

¡ Nuestro bebe !
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Jade
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Mer 5 Déc - 23:28

Il était heureux ! Ému, également, le fait qu’il ait utilisé sa langue maternelle le prouvait bien et les paroles empreintes d’amour la bouleversèrent. Certes elle avait espéré qu’un enfant vienne les combler rapidement, Jade aimait la maternité et, porter la vie lui donnait l’impression de pleinement vivre la sienne. Elle aimait profondément ses deux enfants et procurerait le même amour indéfectible au petit qui se développait en son sein. Ses mains s’unirent à celle d’Ezequiel alors qu’il se plaça devant elle et, lorsqu’elle sentit son regard de braise se poser sur elle, son cœur fit un bond dans sa poitrine. La jeune femme posa alors ses mains sur son torse et vint nicher son visage contre son cou, aimante et tendre.

Oui, mon bien-aimé, notre petit bébé… un fils ou une fille viendra accroitre notre bonheur… je t’aime tant !

Relevant la tête, se fut un baiser doux mais amoureux qui fut apposé aux lèvres de son époux, venant sceller la déclaration de bonheur. Elle imaginait déjà le poupon comme un fidèle reflet de son époux, câlinant le nourrisson, le déposant dans les bras musclés de son père, comme une offrande délicate synonyme de leur amour. Son visage s’éclaira à cette pensée, Ezequiel était attentionné en tout point, nul doute qu’il veillerait avec vigilance sur ce petit être tout comme il le faisait avec la future mère.

Il faut l’annoncer à Maximilien et Mathilde… je ne sais comment ils réagiront…

Ses mais se glissèrent contre le dos de son bien-aimé et, tendrement enlacés, la Duchesse se dit que la simplicité était parfois la meilleure façon de dire ce qui devait être annoncé. Elle répondrait à leurs questions, les rassurerait sur leurs craintes, Jade était protectrice par nature mais n’infantilisait pas ses enfants, tenant un langage simple mais adulte avec eux.

Toutefois, elle avait attendu ce moment pour autre chose mais désirant garder le tout le plus naturellement possible, frôla sa joue délicatement y déposant de légers baisers attendris avant de murmurer


Dis mi querido, pourrions-nous faire un détour par les écuries avant de rentrer annoncer la nouvelle à nos petits ? Tu t’y connais très bien en chevaux et j’apprécierais si tu pouvais évaluer un poulain… mon palefrenier dit que ce sera un étalon superbe mais j’aimerais ton avis, tu accepterais mi tesoro ? ¿Si? ¿Dígame?

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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Mar 1 Jan - 20:06

Un bébé ! Un enfant, qui, tout auréolé d’or, venait couronner leur union ; le Très-Haut, sans doute, les bénissait à nouveau, peu de temps après leur hyménée. Quelle plus grande joie aurait pu les combler davantage encore ? Un bébé ; merveilleuse petite surprise au goût de renversant.

Ses yeux, pailletés d’or, dévoraient son visage, plongeaient dans la mer de ses iris, jusqu’à ce qu’elle dépose ses mains à son torse, et vienne glisser son visage à son cou ; ronronnant, il caressa son dos, son cœur cognant en son poitrail. Papa, il allait être papa !


- Nous sommes bénis, Amor ; le Très-Haut nous bénit ! Je ne saurais être plus heureux ! Je vais être père ! Ce sera un prince, ou une princesse… Notre bébé, ma chérie ! Notre bébé !

Riant, fou de bonheur, il lui rendit son baiser avec une douceur bientôt teintée de fougue, mille images d’un enfant ressemblant en tous points à sa mère envahissant son esprit. Il sourit, prunelles rivées aux siennes :


- Oui, il faut le dire aux enfants.


Comment le prendraient-ils, ces tous petits là qu’il chérissait déjà comme les siens, tenant son rôle de beau-père du mieux qu’il le pouvait ? Il ferma les yeux aux baisers de sa femme sur sa joue, et écouta son murmure, avant que de répondre :

- Allons aux écuries, Amour ; voyons ce petit poulain, et espérons-le vaillant.
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MessageSujet: Re: Parce que c'est toi   Mar 1 Jan - 22:08

Si la joie exultait du moindre de ses traits, il en allait de même de son époux. Le sentant au comble du bonheur, rendait la jeune femme encore plus fébrile, mettre au monde cet enfant, leur enfant, était une merveille. Ce petit poupon, naîtrait des liens d'un amour fort et sincère, accueilli avec impatience.

Elle prit son bras, le simple fait de poser ses doigts contre le tissus de sa manche suscitait un émoi chez la rousse. Il avait le don, quand il était près d'elle, de l'apaiser quand elle éprouvait des angoisses, de l'encourager lorsqu'elle ployait sous la charge, de lui offrir son amour inconditionnel qui emplissait son coeur, le faisait même déborder. Dire qu'elle aimait Ezequiel était en soit un euphémisme tant la puissance de ses sentiments envers lui étaient importants.

Ils se dirigèrent donc vers les écuries, Jade jubilait à l'avance mais tentait de se contenir. C'était le cadeau qu'elle avait prévu pour son anniversaire et quand elle avait su pour la grossesse, l'offrande avait revêtu une symbolique autre. Marqués était désormais hébergé avec les autres montures de la famille et Jade s'approcha du box de sa Tornade, sa magnifique jument andalouse, en flattant son museau puis sa tête avec affection, puis montra le poulin qui avait grandi depuis qu'elle avait en avait parlé à son cher et tendre aimé dans leur échange épistolaire.


Il s'agit du premier poulain de ma Tornade, il est âgé de 6 mois et je le trouve superbe... Il est vif, rapide...

Elle fit une pause, observant le poulain puis son époux, elle prit sa main et la serra contre elle avec une infinie tendresse

Je tenais à t'offrir quelque chose de vraiment unique, personnel, pour ton anniversaire. Quoi de plus symbolique que ce poulin, le premier-né de ma jument, toi qui a grandis dans le haras familial, qui a vu naître Marqués... Tout comme tu prends sous ton aile mes enfants que tu aimes déjà, que la vie nous comble d'un poupon à naître, notre petit bébé... Je te donne, si ce poulain te plaît, un autre symbole de mon union avec toi... pour te dire à quel point je brûle d'amour pour toi.

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